Le fameux Complexe de Tahrir (un bâtiment administratif récemment évacué) qui occupe une imposante superficie à proximité du Musée du Caire attend son sort. Des concertations ont réuni les ministres des Antiquités Khaled Al-Anani, du Plan Hala Al-Saïd et de l’Habitat, Assem Al-Gazzar hier jeudi, en présence du PDG du fonds souverain égyptien, Ayman Soleiman, autour des propositions de l’exploitation optimale du bâtiment. Les discussions engagées avec des investisseurs sur ce sujet ont conduit à une multitude de propositions faites sur les possibles usages du Complexe qui, selon l’une des suggestions, pourrait être un établissement multifonctionnel à aspects culturel, hôtelier et commercial, a fait savoir le ministre du Tourisme et des Antiquités, lit-on dans la presse locale. Les premiers étages du bâtiment peuvent être convertis en centre commercial d’autant que dans ses alentours existent deux grands garages. Les étages du milieu peuvent être affectés aux banques et aux restaurants et les derniers transformés en hôtel touristique, a fait savoir le ministre du Tourisme et des Antiquités.
Etablissement renfermant de nombreuses administrations, le Complexe de Tahir, de 55 m de haut et d’une superficie de 28 mille mètres carrés, composé de 14 étages et de près de 1.356 vastes salles a été érigé en 1951. Son concepteur est l’architecte Mohamed Kamal Ismaïl. Son coût de construction a été de près de deux millions de LE. La modernisation du Complexe de Tahrir s’inscrit dans le plan du gouvernement visant à accroître les opportunités d’investissements, à profiter au mieux des actifs exploités et non exploités de l’Etat et à diversifier les sources de financement pour accroître la compétitivité et la productivité de l’économie, a pour sa part indiqué la ministre du Plan, Hala Al-Saïd.